L'analyse de BACCHUSANDCO se crédibilise...
EXPORTATION A LA HAUSSE...
VITICULTURE
Au premier semestre les vins français retrouvent des couleurs.
Le vin français est reparti à la conquête des marchés étrangers. Sur les six premiers mois de cette année, on constate une hausse de 3,5 % des ventes en volume de côtes-du-rhône et de bordeaux;, ce qui représente une croissance de 16,8 % en valeur. 13 millions d'hectolitres de vin ont été vendus à l'international pour un montant de 2,7 milliards d'euros. Les ÉtatsUnis et le Canada ont représentél'essentiel de ces transactions.
Autre chiffre positif, la récolte 2006 s'annonce moins importante que celle de 2005. « C'est un signe encourageant de meilleure gestion, mais cela ne se traduit pas, encore par une reprise du marché », précise Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vin de Viniflhor, l'office national interprofessionnel. En 2006, la récolte s'élève à 53,4 millions d'hectolitres. Elle était de 55 millions l'an dernier. Les stoèks à la propriété, qui s'étaient envolés en 2004 et 2005, connaissent enfincette année une stabilisation. Ce n'est pas tant le phénomène d'arrachage de vigne, marginal, qui explique cette tendance, mais plutôt le soutien à la distillation de crise (fabrication de brandy par exemple), qui représente un possible débouché pour les vignerons. En juillet, les vins d'appellation d'origine contrôlée ont pu bénéficier de cette aide, jusqu'à présent réservée aux vins de table et de pays.
Le soutien à l'export du vin français reste aujourd'hui l~ priorité de la profession comme des pouvoirs publics. Cela pourrait passer par la création d'un nouveau label Vin de France. « n faut donner de la visibilité aux vins français dont l'offre peut paraître parfois confuse pour les étrangers », explique-t-on dans l'entourage du ministre de l'Agriculture. La classification complexe des vins français fait d'ailleurs l'objet d'âpres discussions dans la profession. Le ministère propose un triptyque: vin de rêve, vin de table et un groupe intermédiaire de « ni-ni », intitulé Indications d'origine contrôlée. La profession doit rendre son avis en février prochain.
1 Décembre 2006